| Parenté |
|
je les écoute et j’attends je les embrasse et j’attends je les regarde et j’attends J’attends encore toujours Depuis des années pour combien de temps Encore J’attends qu’ils me donnent Encore Cet amour si grand Puissant Dément Dont tous s’étonnent qui pour tous résonne toujours encore découvrez mon essence pour vous j’ouvrirai les ondes Savourez moi les sens Je partagerai le monde Je serai vagabonde L’espoir m’inonde De mes rêves Miroir En noir De ma sève Qui encore et toujours S’en nourrit S’endurcit Tu pourrais m’appeler idiote Je ne suis que filliote D’une famille chrysanthème Sans un sourire Oui, oui, tu peux rire Dans ce cimetière Ma mère de larmes devient glaçon si j’étais garçon bâtir une forteresse Endosser une cuirasse dresser des barricades justes carapaces chez les guerriers je me perds la fumée les degrés la table et l’autre je me lasse mon corps se défend je deviens hiver et je prends les mots renaissance utopique ils disent logique je crie rêve passion pour action pourquoi pour non liberté pour violence futur pour profit plaisir pour attention univers pour frontière cœur pour moteur et toujours en traversée pirogue sans balancier en mer en désert en route sans doute pour ce voyage intérieur qui lui se fait sans peur sans frayeur solitaire je me terre pourtant sans limites je m’invite existence nomade en errance je m’évade je ne veux oublier cette vie rêvée mais je ne peux que lâcher cet aveu si vrai je ne peux que pleurer cette vie tâchée de détails sans amour de principes sans atours de manquements sans détours de gestes si parfaits de pensées si cadrées de discours si léchés toujours invisible je cours parcours ce chemin tant aimé mais pourtant toujours bonux ignoré parole étouffée silhouette déformée je suis raison asséchée cœur ensanglanté sans valeur et pourtant jugements par cents ce sentiment toujours plus grand puissant dément cet abandon surpasse toujours et encore Ce remords toujours et encore je ne vis et trépasse Cette petite mort Qui à chaque minute à chaque heure Me ronge sans traces je m’efface Je plonge et je confonds tout amour charnel des corps sensuels instinct maternel fibre paternelle amitié fraternelle pour toujours éternels je me morfonds douce sensation pour ne jamais atteindre cet idéal trouver cet élan vital dire bonjour aux étoiles hmm ça fait mal Sensibilité cyclopéenne Susceptibilité aveugle et haine la colère pour émotion la rancœur pour compassion le ressentiment pour pardon pourtant je faiblis je ne tiens plus debout âme aigrie mon cœur est à genoux ventre gris quel combat pour quels coups l’autre joue je les écoute et j’attends je les embrasse et j’attends je les regarde et j’attends Et toujours et encore Je meurs de ne pas savoir Vivre.
|